Mis à jour le 19/08/2026

Relevés de votes · Blog

Les votes de Michel Barnier

Positions de vote nominatives relevées dans les scrutins publics — Assemblée nationale. Sources officielles : data.assemblee-nationale.fr, senat.fr, data.europarl.europa.eu.

Michel Barnier n'est député que depuis la législative partielle de septembre 2025 : son relevé commence en octobre 2025. Ses mandats antérieurs (député 1978-1993, ministre, commissaire européen, Premier ministre) sont antérieurs à la couverture des données ou ne produisent pas de votes nominatifs.

Parcours

Né en 1951 à La Tronche (Isère), Michel Barnier commence sa carrière politique en Savoie. Élu conseiller général du canton de Bourg-Saint-Maurice en 1973, il devient en 1978, à 27 ans, député de la Savoie sous l'étiquette RPR, alors benjamin de l'Assemblée nationale. Il est réélu jusqu'en 1993 et préside le conseil général de la Savoie de 1982 à 1999. En 1992, il copréside le comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver d'Albertville.

Il entre au gouvernement en 1993 comme ministre de l'Environnement dans le gouvernement Balladur (1993-1995), puis devient ministre délégué aux Affaires européennes dans le gouvernement Juppé (1995-1997). Élu sénateur de la Savoie en 1995, il occupe ensuite le poste de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Raffarin (2004-2005), puis celui de ministre de l'Agriculture et de la Pêche dans le gouvernement Fillon (2007-2009).

Sa carrière comporte également un long parcours européen. Commissaire européen à la politique régionale de 1999 à 2004, il est élu député européen en 2009, avant d'être nommé commissaire au marché intérieur et aux services de 2010 à 2014, avec le rang de vice-président de la Commission. D'octobre 2016 à 2021, il est le négociateur en chef de l'Union européenne chargé des négociations avec le Royaume-Uni sur le Brexit, qui aboutissent à l'accord de retrait puis à l'accord de commerce et de coopération. En décembre 2021, il est candidat au congrès des Républicains pour l'élection présidentielle de 2022, remporté par Valérie Pécresse.

Le 5 septembre 2024, il est nommé Premier ministre par Emmanuel Macron. Le 4 décembre 2024, l'Assemblée nationale adopte une motion de censure contre son gouvernement, une première depuis 1962. Il présente sa démission et ses fonctions prennent fin le 13 décembre 2024 avec la nomination de François Bayrou ; son passage à Matignon est le plus court de la Cinquième République.

Le 28 septembre 2025, il est élu député de la deuxième circonscription de Paris lors d'une élection législative partielle, avec 62,6 % des voix au second tour face à Frédérique Bredin. Il siège à l'Assemblée nationale depuis, au sein du groupe Droite Républicaine ; son relevé de votes commence en octobre 2025. Il a par la suite fait savoir qu'il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle de 2027 ; cette page documente son relevé de votes de député de la dix-septième législature.

Répartition des votes

493 votes exprimés : 34 % pour, 58 % contre, 8 % d'abstentions — positions partagées, sans orientation dominante. Le plus souvent contre sur : immigration et asile (84 %), budget et fiscalité (60 %).

PourContreAbstention

Votes sur les textes marquants

Votes sur l'ensemble des grands textes. Les libellés « voter pour = … » sont des annotations éditoriales à valider — le lien renvoie au scrutin officiel.

DateChambreTexteVoter pour =Position
15/07/2026 AN Droit à l'aide à mourir (2025)
texte adopte
légalisation de l'aide à mourir Contre
01/07/2026 AN Actualisation de la LPM 2024-2030 (2026)
texte adopte
hausse supplémentaire du budget des armées (actualisation de la programmation) Pour
30/06/2026 AN Droit à l'aide à mourir (2025)
texte adopte
légalisation de l'aide à mourir Contre
19/05/2026 AN Actualisation de la LPM 2024-2030 (2026)
texte adopte
hausse supplémentaire du budget des armées (actualisation de la programmation) Pour
25/02/2026 AN Garantie des soins palliatifs (2025)
texte adopte
renforcement de l'accès aux soins palliatifs Pour
25/02/2026 AN Droit à l'aide à mourir (2025)
texte adopte
légalisation de l'aide à mourir Contre

La portée de ses votes

Michel Barnier siège comme député de la deuxième circonscription de Paris depuis octobre 2025. Les votes présentés ci-dessous proviennent des scrutins publics de l'Assemblée nationale au cours de la dix-septième législature.

Proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs

Ce texte crée un droit à l'accompagnement et aux soins palliatifs pour toute personne atteinte d'une maladie grave, redéfinit la notion de soins palliatifs et met en place des organisations territoriales dédiées pilotées par les agences régionales de santé. Michel Barnier a voté pour en deuxième lecture le 25 février 2026 à l'Assemblée nationale (scrutin n° 5728). Le texte a été adopté et la loi a été promulguée le 26 mai 2026.

Proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

Ce texte ouvre un droit à l'aide à mourir : il autorise une personne atteinte d'une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, qui en fait la demande, à recourir à une substance létale, en se l'administrant elle-même ou, si elle n'est pas en mesure de le faire, en se la faisant administrer par un médecin ou un infirmier. Michel Barnier a voté contre à chacun des scrutins d'ensemble : en deuxième lecture le 25 février 2026 (scrutin n° 5729), en nouvelle lecture le 30 juin 2026 (scrutin n° 7894) et en lecture définitive le 15 juillet 2026 (scrutin n° 8280). Le texte a été adopté ; le Conseil constitutionnel l'a déclaré conforme à la Constitution le 14 août 2026 et la loi a été publiée au Journal officiel.

Actualisation de la programmation militaire 2024-2030

Ce projet de loi ajoute 36 milliards d'euros de ressources supplémentaires sur la période 2026-2030, portant à 436 milliards d'euros les crédits budgétaires de la mission défense sur 2024-2030, relève la cible d'effectifs du ministère des Armées à 275 000 équivalents temps plein d'ici 2030 et comporte des mesures sur les munitions, les drones, l'espace et le nouveau service national. Michel Barnier a voté pour en première lecture le 19 mai 2026 (scrutin n° 6736) puis sur le texte de la commission mixte paritaire le 1er juillet 2026 (scrutin n° 7905). Le texte a été adopté et le Conseil constitutionnel l'a validé le 6 août 2026.

Projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République

Ce projet de loi constitutionnelle inscrit dans la Constitution un statut d'autonomie pour la Corse, reconnaît à la collectivité des « intérêts propres » et lui ouvre un pouvoir normatif élargi, encadré par la Constitution et sous contrôle du Conseil d'État. Michel Barnier a voté contre en première lecture le 23 juin 2026 (scrutin n° 7454). Le texte a été adopté par l'Assemblée nationale et poursuit son parcours, une révision constitutionnelle nécessitant un vote des deux chambres en termes identiques.

Organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030

Ce projet de loi adapte le droit français à l'organisation des Jeux d'hiver de 2030 dans les Alpes françaises, répartis entre les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur : reconnaissance du statut d'organisateur du CIO, du Comité international paralympique et du comité d'organisation, et dispositions d'aménagement et de gouvernance associées. Michel Barnier a voté pour en première lecture le 13 janvier 2026 (scrutin n° 4963) puis sur le texte de la commission mixte paritaire le 3 février 2026 (scrutin n° 5296). La loi a été promulguée le 20 mars 2026.

Projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

Ce texte de vingt-trois articles organise des « projets d'avenir agricoles » de territoire, comporte des mesures contre les concurrences déloyales, simplifie plusieurs normes de production, renforce la place des agriculteurs dans la chaîne économique et encadre les recours contre les projets agricoles. Michel Barnier a voté pour en première lecture le 2 juin 2026 (scrutin n° 7259) puis sur le texte de la commission mixte paritaire le 20 juillet 2026 (scrutin n° 8427).

Sur les textes budgétaires, son relevé enregistre un vote pour le projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025 (rejeté en première lecture le 18 novembre 2025, puis adopté en commission mixte paritaire le 2 décembre 2025), une abstention sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 en nouvelle lecture (9 décembre 2025) comme en lecture définitive (16 décembre 2025), et un vote pour la loi spéciale prévue par l'article 45 de la loi organique relative aux lois de finances (23 décembre 2025).

Répartition par catégorie

Les catégories sont des classifications éditoriales, pas des données officielles.

CatégorieExprimésPourContreAbst.
Budget et fiscalité 217 27 % 60 % 13 %
Immigration et asile 81 16 % 84 % 0 %
Santé et protection sociale 68 43 % 46 % 12 %
Sécurité et justice 30 40 % 57 % 3 %
Logement, territoires et outre-mer 23 43 % 52 % 4 %
Éducation, culture et sport 19 63 % 37 % 0 %
Droits et libertés 18 33 % 67 % 0 %
Écologie et énergie 13 92 % 8 % 0 %
Autre 12 58 % 42 % 0 %
International et défense 4 75 % 25 % 0 %
Institutions et vie démocratique 3 0 % 100 % 0 %
Agriculture et alimentation 2 100 % 0 % 0 %
Numérique et technologies 1 100 % 0 % 0 %
Travail, emploi et retraites 1 100 % 0 % 0 %
Économie et industrie 1 100 % 0 % 0 %

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Le relevé ne couvre que les scrutins publics : les votes à main levée, majoritaires en séance, ne laissent aucune trace nominative. Un relevé de N scrutins ne signifie pas que la personne n'a voté que N fois.

Sources